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Le peuple est convoqué par l’histoire...

vendredi 11 août 2017, par Club Politique Bastille

Le peuple est convoqué par l’histoire lorsqu’il est menacé dans son existence. Viens alors le temps des circonstances exceptionnelles : fascisme, occupation militaire, effondrement des banques, cessation des termes de l’échange, guerres, etc…

Prolétaires, chômeurs, petits bourgeois, jeunes, agriculteurs, classes moyennes, professions libérales, tous doivent se rassembler pour tenter de survivre : pour le meilleur… ou le pire. Ce sont les célèbres 99% (cf. l’excellent Edito de Serge Halimi dans « Le Monde Diplomatique ».). La mort, qui menace, contraint le peuple au rassemblement.

Par contre, les classes exploitées qui, autour du prolétariat, forment l’ossature productive d’un pays peuvent se mobiliser politiquement contre le Capital quand l’extraction maximum de la plus-value rend l’existence insupportable, quand les systèmes d’indemnisations du chômage mis à mal ou supprimés, rendent la survie impossible ; dans les deux cas, la jeunesse est à l’avant-garde. Ici, le peuple, là, les exploités, classe contre classe.

Précisons que lorsque la lutte des classes s’élève à de tels sommets, classe ouvrière, salariés peuvent entraîner petits bourgeois des villes et des campagnes. Les changements fondamentaux sont à ce prix.

Les « gens » qu’évoque JLM ont eux une adresse sociale incertaine et ne possèdent pas la clef du combat émancipateur de la société. JLM rassemble car, au-delà de la situation politique présente, depuis la fin pitoyable de l’URSS au profit du capital, les opprimés n’ont plus de boussole. Ils cherchent, par tâtonnement, un nouvel imaginaire politique.

L’un des éléments de l’actuelle confusion politique, c’est l’incapacité des classes laborieuses et des militants - d’abord les militants - à ébaucher un nouveau dessein historique. Alors, et ce n’est pas nouveau, apparaissent des raccourcis, des hommes « providentiels ». La croyance remplace la théorie, la clarté.

Donc, le roman révolutionnaire est en panne : de contenu et… de lecteurs, le modèle 1917 évidemment forclos. Dans un pays qui a un passé démocratique particulièrement riche, qu’une révolution puisse être dirigée par des conseils, des comités et surtout que la victoire acquise, les soviets à la française constituent la structure politique, économique, culturelle de la société n’a, tout simplement, pas de sens. La fameuse cuisinière léniniste imaginaire qui, outre la confection de bons plats, devait diriger l’état ouvrier, a été remplacée par le dictateur, un état bureaucratique totalitaire et obèse. Non seulement cette vision idyllique du socialisme n’a jamais été, mais à chaque fois que des régimes autoritaires anti-démocratiques ont vu le jour, la tragédie a mis fin à ces illusions. Démocratie, écologie et révolution numérique constituent le trépied d’un possible projet émancipateur. Il faut travailler à l’élaborer. Ce n’est pas une mince affaire. C’est ce à quoi au Club Politique Bastille nous souhaitons nous engager avec infinie modestie.

Revenons à la situation française qui n’est évidemment pas prérévolutionnaire. Mon pessimisme ashkénaze sur les fameux « rythmes et délais » semble battu en brèche : tout va plus vite que je l’imaginais.

À peine Macron a-t-il annoncé qu’il allait appliquer son programme que montent dans le pays, inquiétudes, protestations… et premières fissures apparaissent. Contrairement à ce qu’écrivent les journalistes, De Villiers n’a pas été « viré » : il a démissionné contre la volonté du Président. Cette affaire va laisser des traces et donner des idées à d’autres… Résultat, le petit Bonaparte Micron n’ose plus faire preuve d’autorité. La panne à la SNCF aurait dû provoquer le changement du PDG pour incompétence, sans oublier qu’il est resté en vacances au début de cette crise. Il n’en a rien été : le pouvoir hésite, renacle. Malgré sa lâcheté et sa soumission, même JC Mailly évoque avec moins d’enthousiasme la « sensibilité sociale » de la ministre du travail, par ailleurs menacée par la justice… Le brouillard électoral se dissipe, le pays est sur ses gardes : APL, augmentation de la CSG, code du travail, annonce de la réforme des retraites et baisse de l’ISF. Cette rafale anti-ouvrière déprime l’opinion publique mais peut mobiliser. Les élections sont terminées.

Les mots s’incarnent désormais dans des actes.

La démission du chef d’état major n’est donc pas à une péripétie. Macron veut un appareil d’état obéissant pour faire face à des situations « imprévisibles ». Relevons au passage que la FI, loin de critiquer la politique impérialiste militaire a soutenu de Villiers, demain ils voteront les crédits militaires de notre belle armée française…

En fait, Macron est à contre-temps politique : il prône la révolution libérale alors que dans l’un des principaux pays impérialistes, qui a donné naissance au libéralisme, l’Angleterre, les conservateurs ont été sèchement battus aux élections ; pour se maintenir au gouvernement, le premier ministre s’est allié avec un parti ultra contre-révolutionnaire homophobe, etc…

Le programme anti-libéral de Corbyn a été plébiscité et il l’a emporté contre le groupe parlementaire… travailliste. C’est un événement majeur (1). Tout indique qu’il peut bientôt gouverner ! Si cette hypothèse se concrétise, elle aura des conséquences politiques considérables en Europe. Disposant pourtant d’une écrasante majorité, Macron veut accélérer, il craint le débat, passe donc par les ordonnances… Un 49/3 sans vote.

L’un des traits majeurs de la mobilisation contre la loi Macron - El Khomri c’est qu’en permanence, dès le début, les appareils ONT ÉTÉ DÉBORDÉS, une fraction importante de la jeunesse a été à l’avant-garde, s’est radicalisée. Nuit Debout, cortèges de tête ont participé au processus. On ne peut donc exclure que Macron connaisse une réaction d’au moins égale ampleur, d’autant que le rejet des partis politiques épuisés - notamment du PS - de traduira également dans le mouvement syndical : les appareils sont fragiles, les digues fissurées. Les rythmes semblent donc plus dynamiques que je ne l’avais imaginé.

Ma certitude : tôt ou tard, il y aura affrontements qui seront violents, très violents. Les réactions des jeunes manifestants, en tête de cortège, à Paris comme en province, en témoignent.

Les textes de Michel, Marc, Patrick, avec des éclairages, des histoires différentes, évoquent cette situation. Comme le note Michel, Macron c’est le DG de l’entreprise FRANCE : « Le triomphe du système à nu qui avance sans masque ».

Donc parallèlement à l’examen de la résistance, il convient au CPB de réfléchir à ces problèmes, non à l’écume mais aux réponses politiques de fond. En cela, Rancière doit être LU ET DISCUTÉ. Il avance des idées, notamment sur la démocratie, pertinentes et novatrices.

J’ai passé l’âge des dénonciations, des polémiques viriles ; est venu le temps de la distance, de l’humour. Discutons donc, avec humeur, bienveillance. Stigmatiser me lasse. M’amuse la frénésie des anciens militants révolutionnaires qui, rassemblés plus ou moins autour de la table de Mélenchon, rêvent de festins gouvernementaux. Denis Collin se singularise avec un appétit qui frise l’indigestion.

« Il ne s’agit pas de changer le monde, mais de le préserver, pour préserver la possibilité qu’un jour on puisse aller vers une organisation vraiment « communiste » de la société ».

Donc, brandissons le drapeau tricolore pour que dans des siècles de transitions, on retrouve le drapeau rouge.

C’est du sous-Bernstein, du Kautsky à la sauce parisienne. Du banal. Mais remercions D. Collin de s’exprimer avec franchise ; ça recoupe ce que pensent de nombreux militants. Surtout les anciens. La répétition, l’addition des défaites fatiguent. C’est humain. Mélenchon exerce un pouvoir d’attraction, notamment dans les maisons de retraite.

Ils pensent, à défaut du difficile combat contre le Capital, contentons-nous d’un armistice. Un pis-aller quoi. Un vieux truc de la social-démocratie : mieux vaut un bon programme minimum que pas de programme du tout. Léon Blum en 1930 avait théorisé cette stratégie avec moins de cynisme que Collin. Il fallait, insistait-il, distinguer l’exercice du pouvoir avec la conquête du pouvoir : la victoire électorale d’une coalition avec la révolution prolétarienne conduite par le parti ! Pour illustrer ma dérive droitière, je pense que la révolution, dans les vieux bastions du Capital, ne se fera pas d’un coup de baguette magique mais sera un processus anticapitaliste. La FI se situe sur le plan de l’exercice du pouvoir. Tout ça peut d’ailleurs arriver tant les partis institutionnels, anciens et nouveaux sont en équilibre précaire. Donc, on ne peut exclure que JLM accède au pouvoir, j’en doute mais c’est possible. Macron peut se révéler étoile filante.

Denis Collin laisse éclater son bonheur : JLM a mis au centre de son combat la Marseillaise, le drapeau français et… le soutien à Pierre de Villiers, victime du méchant Macron. Vive l’armée française ! Soit. Et pour soutenir son amour de la Nation… cite Marx sur la lutte des classes qui serait nationale. La vérité, c’est que le Karl Marx ajoute ce que Collin a « oublié » : « Nationale dans sa forme mais internationale dans son contenu ».

Ah la Nation ! Voilà qui rappellera des souvenirs aux anciens de l’OCI, sans oublier « la défense de la République une et indivisible »,… Denis va d’ailleurs pouvoir en discuter avec les héritiers de Lambert, le POI venant également de rejoindre la FI… Amusant, tout cela est amusant : l’ami Patrick me reproche de nourrir une animosité personnelle contre JLM. C’est faux. D’autant que modestement j’ai participé à sa « carrière » (2).

Le problème n’est pas personnel.

Pierre Rousset écrit que l’orientation de JLM, fondamentalement, c’est… lui-même. Il a totalement raison. L’homme s’estime de plus en plus, se sent indispensable, s’assigne un dessein, un destin à la rencontre du peuple. Omniprésent dans les médias, il fait le don de sa personne. Un beau personnage de la société du spectacle. Mais la scène de l’histoire est plus vaste. Restent les plateaux télévisés, le talent, l’imparfait du subjonctif et la fausse modestie. Donc bon courage aux militants de la FI parmi lesquels je compte de nombreux amis ! Avec le temps, les défaites à répétition, les fiascos de l’extrême gauche, l’addiction des illusions, nombreux sont ceux qui souhaitent une pause. Un objectif atteignable, mais il faudra s’armer de patience. Attention au baratin : JLM affirmait qu’il deviendrait Président puis qu’il dirigerait un gouvernement de cohabitation : les électeurs lui ont accordé 17 députés et un poste de Président de groupe parlementaire avec auto-chauffeur et tout…

JLM, ses camarades ne cachent pas leurs jeux : ils veulent « remplacer » le PS. Celui de la bonne époque. De la parenthèse ouverte par Jospin en 1983 au compte de Mitterrand, poursuivi après sa mort par le gouvernement Jospin dont JLM comme ministre, c’était le bon temps du « Traité de Lisbonne » de la commission européenne, défendait les intérêts de l’impérialisme français pas seulement en Europe - la guerre dans l’ex-Yougoslavie -, multipliant les privatisations, au point d’être encensé par Raymond Barre, un expert.

C’est ce parti socialiste là, dont rêve JLM. Rappelons que c’est CETTE POLITIQUE QUI A VALU À JOSPIN d’être éliminé au profit du FN !! (3) C’est-à-dire, depuis la première guerre mondiale, gère, soutient sa propre bourgeoisie provoquant les pires catastrophes. Bon courage camarades !

La FI, son programme permet, souligne avec enthousiasme D. Collin, de « gagner le chrétien libéral et le radical soc. à l’ancienne », lyrique, il se félicite que JLM ait abandonné la référence à la lutte de classe. C’est émouvant. Le problème, c’est que ce bonapartisme verbal, ce boulangisme républicain télévisuel a des limites. À l’échelle mondiale, contraintes, forcées par un libéralisme impitoyable, les forces de classes se rassemblent. La bourgeoisie, avec une stratégie mondiale, des États-majors, des forces militaires, sécuritaires, affronte, va affronter les exploités, les opprimés, les exclus du processus de production. Dans le désordre, la confusion, ils devront résister ou mourir. Et ce n’est pas une clause de style. Les millions de réfugiés errent dans un monde mortifère et sans pitié, les délabrements écologiques, la menace que fait peser sur le travail le duo robotique-cybernétique illustrent la barbarie en cours. Michel a raison d’insister : nous y sommes.

Les envolées hugoliennes, les postures d’opposant « sérieux, responsable » (Corbière), la sacralisation du Chef, et même un groupe parlementaire ne suffiront pas. Désolé Collin, ça ne marchera pas. Ça n’a jamais marché (4).

JLM aurait pu être au second tour de la présidentielle en proposant honnêtement l’unité à Hamon. Il a refusé. Puis, il aurait pu, en rassemblant les courants de gauche, d’extrême gauche aux législatives, enlever des dizaines de sièges. Il a préféré bâtir son appareil. L’appel aux « gens » et le sectarisme dans le mouvement ouvrier vont de pair.

Lambert répétait du matin au soir : la politique doit toujours se traduire en gains organisationnels. À l’image de son mentor, JLM bâtit sa petite entreprise, sans démocratie, comme dans l’OCI.

Cette politique de la négation démocratique, du chef, conduira à l’échec et donc au renforcement de l’extrême droite. Déjà, ça fait moins sourire.

La FI et LREM procèdent de la même méthode. Un chef sans contrôle militant. Désolé, je n’en suis pas. Il faut, au contraire, emprunter le chemin autrement plus difficile de l’auto-organisation démocratique. Tout va vite s’éclairer. Ainsi, Corbière déclare soutenir - comme toute la classe politique ! - la prétendue nationalisation « provisoire » des chantiers navals alors que de son côté, Ruffin réclame la « démocratie dans l’entreprise », et ne parlons pas de la Syrie et de la Russie... Mais attention, tout cela ne fait pas de FI et de JLM des antisémites ! CETTE ACCUSATION EST INADMISSIBLE.

En France dans le mouvement ouvrier, il n’y a qu’un exemple de contamination antisémite. Après 1933, la victoire d’Hitler s’ajoute à celle de Mussolini, la pression fasciste se fait forte sur tous les partis. La crise de 1929 exacerbe les violences, les contradictions. Une partie de la droite socialiste se radicalise. Déat, Marquet et tant d’autres ne sont pas - encore - devenus antisémites. Ils combattent Léon Blum au nom de « l’ordre, l’autorité, la Nation ». Au congrès de la Mutualité en 1933, alors que rien ne le laissait penser, de nombreux orateurs interviennent sur cette ligne. Léon Blum se lève et s’écrie « je suis épouvanté ».

Ceux qu’on nomme les « néos » vont multiplier les attaques ad hominem contre lui. Léon Blum réplique, combat sans ciller et fait exclure les très nombreux députés et sénateurs qui suivent Déat et Marquet.

L’antisémitisme viendra plus tard. Ils sont corporatiste, veulent d’ailleurs un chef mais participeront au Front Populaire…

Si je m’arrête sur ce point, c’est que la critique radicale sans concession de JLM doit se faire dans un cadre. Le refus du dirigeant de la FI, d’engager le débat, la discussion, se trouvera renforcé par certains procédés. Ainsi, faire découler de Chantal Mouffe, Carl Schmitt and Co un possible antisémitisme est tout à fait insensé. Imbuvable. Vincent Présumey écrit beaucoup de sa bonne Auvergne, parfois des choses intéressantes, là il a dérapé. La politique de la FI n’a rien à voir, ni de près, ni de loin avec un racisme anti-juif. Prétendre le contraire est à la fois ridicule et dangereux. Cette parenthèse refermée, j’ajoute que nos amis Michel et Marc ont totalement raison quand ils comparent, avec des objectifs politiques différents, l’organisation La République en Marche et l’organisation La France Insoumise. Ce ne sont pas des partis, déclarent d’ailleurs leurs fondateurs, mais des mouvements. Donc, la direction centrale dit et fait ce qu’elle veut, sans débat ni contrôle. Ce sont donc des regroupements populistes.

Les évènements s’enchaînent… Les problèmes, ici évoqués, s’éclaireront rapidement.

C. Jérémie

(1) Le parti travailliste, le PSOE, des illustrations qui illustrent plus qu’une résistance de la Social-Démocratie...

(2) JLM n’a jamais été exclu de l’OCI. En 1974, il est alors militant à Dijon et la direction réclame à plusieurs reprises son exclusion. On lui reproche un goût prononcé pour la Dive Bouteille, un comportement non-bolchevik. Un soir avant de reprendre le train de nuit, nous nous rencontrons dans un café près de la gare. Je lui propose de se mettre "en vacances", de rejoindre sa ville, Besançon et d’aller voir du côté du Parti Socialiste. Ce qu’il fit avec le succès que l’on sait.

(3) Le FN qui, répétons-le, n’est pas un parti fasciste. Mais il est dangereux, peut le devenir. Pour le combattre efficacement, il faut affronter la bourgeoisie, sinon on vote Chirac, Macron et le FN... progresse.

(4) Je suis franchement étonné d’assister au retour, enthousiaste, du crétinisme parlementaire. La moleskine de l’Assemblée Nationale a un pouvoir euphorisant.

...

Messages

  • Pauvre Jérémie, obligé de reprendre le classique de la bourgeoisie : puisqu’il y a eu la dictature de Staline, c’est que les soviets portaient en eux la dictature et non pas la démocratie ouvrière !!
    Mais justement, c’est parce que la situation est pré-révolutionnaire que l’expérience de 1917 (eh oui, un siècle après !) est on ne peut plus actuelle...N’est-ce pas en France qu’eut lieu le modèle ( la réalité devenant modèle pour l’ensemble des classes ouvrières) dont se sont réclamés Lénine et Trotsky, avec les conseils de délégués élus, mandatés, révocables , à savoir la Commune de Paris, "forme enfin trouvée de la dictature du prolétariat" pour Marx et Engels ?
    Le combat pour un Gouvernement ouvrier fédérant derrière lui toutes les couches populaires et la jeunesse, et donc la construction d’un parti ouvrier révolutionnaire sont plus que jamais à l’ordre du jour .
    1917, c’est de l’histoire, rien que de l’histoire, ânonne Jérémie ! 2017 c’est l’écologie et le numérique, rien à voir donc !
    Le point commun, c’est la marche en cours à la barbarie, nous sommes bien toujours, depuis 1914, dans la période historique des guerres et des révolutions et dans l’alternative "socialisme ou barbarie", socialisme au sens de Marx, Engels, Lénine, Trotsky, Rosa Luxemburg et non pas le pseudo "socialisme" de tous les capitulards, qualifié d’écologiste, de féministe, de démocratique, d’antiraciste, d’anticapitaliste...pour mieux dénoncer l’actualité de la révolution russe !

  • Je déprimé depuis l élection du sous Giscard orléaniste... Qui a ouvert 1 nouvelle étape de la situation contre-révolutionnaire. Pas de soviets après les attentats de 2015, qui ont ouvert 1 situation contre-révolutionnaire. Stratégie imbécile au minimum des tous les chefs syndicaux et politiques qui ne se sont pas mis a la tête de l unite nationale contre l’islamofascisme et donc se son trouves incapables de bloquer la loi elkhomri. Avant de transformer le monde il faut l empêcher de se décomposer. D où main tendue a Villiers etc...sinon on se retrouve comme Ensemble aile gauche de Trump-Macron. Par ailleurs marxengels n ont donné aucun délai pour le passage de la dictature du prolétariat a la société sans classes, sans État, sans monnaie, sans religion, sans violence, sans pollution, sans massacre d animaux et sans famine. Donc les siècles de transition c est 1 minimum, et on peut bien s arrêter 1 peu dans l’étape nationale, étape de reconstruction de la base progressiste de la révolution française. Je parie 1 pastis chez jeannette ou 1 pizza-cocktail dans le bar branché du passage près du centre culturel dersim que le 12 septembre au soir, malgré proximité de la fête de l huma, la France sera pas couverte de soviets !

  • Il n’y aura pas de soviet le soir du 12 septembre, c’est clair, et je ne sais même pas si c’est souhaitable.

    Par contre, il faut une discussion relative à cette journée d’action et aux perspectives de la mobilisation après le 12 septembre. Je propose la publication de la lettre du Front Social relative à ces questions par le site du CPB. Il y avait un début de discussion entre Emile et moi relative à ces questions dans un autre cadre. Continuons la discussion.

    Bernard

  • Prière de ressortir les drapeaux rouges les jours de fête ; pour le Front Unique total c’est râpé, la CGC (enfin sa direction) est pas du coup le 12/09....Finalement fin août c’est loin, en période de révolution-guerre/guerre-révolution, guerre qui vient, révolution imminente...D’ici là il peut y avoir de nouveaux Hiroshima ou Stalingrad ; et la direction du canal historique en France de l’AFL-CIO pourrait aller plus loin qu’elle ne le veut ; sauf si bien sûr les 2 branches du PO (IO, TT), les bartistes, le CPB plombent 1 situation si prometteuse en n’avançant pas le mot d’ordre de "2 millions à l’AN".... http://www.force-ouvriere.fr/jean-claude-mailly-nous-ferons-une-analyse-des-ordonnances-fin

  • Excellent article (forgue ? Seldjouk ?) de TT le 19 août, dénonçant le conseil constit et le recours bidon...le 20 août 1940 ni Pétain ni Hitler, 2017, ni macron ni baghdadi, comités d action partout !!!!

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