Accueil > Précis de lambertologie appliquée - Saison 25 : texte et commentaires de (...) > "Questions" par JK - "Quelques réflexions en vue de notre prochaine réunion (...)

"Questions" par JK - "Quelques réflexions en vue de notre prochaine réunion introduite par Jacques et son texte" par ML "Quelques éléments supplémentaires à mon premier texte". JK

mercredi 21 avril 2021, par Club Politique Bastille

LE CLUB POLITIQUE BASTILLE VOUS INVITE À SA VISIO-CONFERENCE LUNDI 3 MAI, 18h
INTRODUCTION AU DEBAT PAR JACQUES KIRSNER :

"Questions"

Pour participer à la visio-conférence du CPB avec Jacques Kirsner
envoyez votre adresse mail à Bruno pour avoir l’invitation : b.slama@bbs-slama.com

***

Pour éviter, lors de notre réunion-vidéo, une introduction trop longue, pour que la discussion puisse se développer, je propose quelques éléments supplémentaires à mon premier texte.

L’une des manifestations éclatantes de la dépolitisation, c’est l’absence totale de mobilisation internationaliste, par exemple en solidarité avec les manifestants, en Algérie, Birmanie, Syrie, USA etc… L’internationalisme, c’est toujours un marqueur du niveau de conscience, notamment des militants, de la jeunesse. Ce vide politique est d’autant plus spectaculaire que le Capital lui, malgré l’impitoyable concurrence, est unie, solidaire contre les opprimés du monde entier.

Je partage totalement les remarque de Michel et même… les critiques qu’il m’adresse. J’assume. C’est volontairement que j’ai affirmé que les problèmes de « dominations et d’identité, de religions, et de genres est une approche construite sur le mode de la pensée néo-libérale » étaient secondaires1. Certes, je provoque, mais ceux qui centrent leur critique du néo-libéralisme sur ces questions et elles seules, ont abandonné l’espoir, le combat émancipateur.

Le néo-libéralisme a, à un degré incroyable, colonisé la planète, détruisant quasiment le prolétariat, réduisant le salarié précaire ubérisé – aggravé avec le télétravail – à un individu isolé sans conscience ni fraternité de classe. Le néo-libéralisme a ainsi liquidé en grande partie les capacités de résistance. Voilà qui explique l’absence totale de mobilisation du « privé » depuis des lustres. La résistance repose sur les épaules des seuls salariés du public. Et, ils n’en peuvent plus…

Pour sauver la planète du désastre, restaurer des relations humaines, mettre un terme au saccage écologique qui n’a de moteur que le profit, l’humanité doit briser les chaines de la Barbarie. Oui, briser le néo-libéralisme. Seule la Révolution peut atteindre un tel objectif. L’unité des chômeurs, des précaires intérimaires à vie, des salariés encore à statut, des travailleurs « indépendants » de la jeunesse est bien sûr, le levier pour réunir les conditions matérielles, politiques d’un tel combat. Seule l’auto-organisation des plus larges « masses » peut y parvenir.

Ce processus a commencé avec les Gilets Jaunes. Certes, il a manqué la fédération des ronds-points etc… Certes. Mais les « gueux » ont affronté le pouvoir d’État pendant près d’un an ! Avec quelle pugnacité, quel courage ! Les organisations ? À part une fraction de l’extrême gauche, elles étaient absentes, ou comme les directions syndicales franchement opposées, solidaires du gouvernement ! La violence de la répression policière, l’utilisation d’armes de guerre, de blindés a illustré la signification profonde de la lutte. En rapport lointain mais en rapport avec la Commune de Paris2. C’est la première fois dans l’histoire du pays que samedi après samedi, des dizaines de milliers ont manifesté sur les Champs Elysées, menaçant directement l’Elysée !
Ensuite, la mobilisation contre la réforme des retraites a pris appui sur le combat des Gilets Jaunes. Et demain ? Je n’en sais rien.
Nous avons changé de monde.
Il peut sembler paradoxal de proposer l’objectif de la Révolution alors que la situation sociale et politique est à ce point dégradée. C’est peut-être impossible. Dans ce cas, on peut, sans prévision apocalyptique, pronostiquer des guerres régionales à répétition, des guerres civiles voire une troisième guerre mondiale. Mais le pire n’est pas – encore ? – écrit. Les combats en Algérie, Birmanie, hier à Hong Kong sont autant de signaux révolutionnaires. C’est dans ce cadre qu’on peut analyser la situation française.

Dans les quartiers, relégués, les populations « fragiles » sont parquées : la crise du Covid a provoqué… la famine ! Oui la faim ! Les témoignages sont légion. Et dans ces quartiers, les jeunes immigrés ont constitué des associations pour récolter fonds et aliments et les distribuer. Il faut, bien sûr, déchiffrer, dénoncer le passé colonial de la France – de tous les pays européens ! – Bien sûr, bien sûr. Mais les militants devraient s’associer aux jeunes des banlieues pour agir. Ce n’est pas le cas ! L’entre-soi est un obstacle à une politique révolutionnaire. Je sais que sur ces problèmes, je suis ultra minoritaire. Je persiste et je signe.

Nous avons donc changé d’époque. Paniqué par d’autres crises de « Gilets Jaunes », la bourgeoisie se prépare. Les gouvernements multiplient lois « sécuritaires », augmentation des effectifs de police. Ce n’est pas le fascisme mais l’état policier. La mise en cause des libertés fondamentales. Plus que jamais, la mobilisation la plus large contre ces mesures liberticides est à l’ordre du jour. Pour la petite histoire, notons que c’est F. Sureau un écrivain académicien, un homme de droite qui, implacable, a dénoncé, démonté cette politique contre-révolutionnaire…

JK
21/04/21

***

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
  • Se connecter
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Portail

Sites utiles :

A l'encontre

Revue Prométhée

Netoyens

Marx au XXI siècle